fbpx
Sélectionner une page

Vous disposez d’une trousse de secours dans votre voiture ou d’un kit dans votre sac de voyage, mais savez-vous vraiment ce qu’ils contiennent et comment les utiliser ? Peut-être ne sont-ils pas adaptés à vos besoins ? Alors, que mettre dans sa trousse de secours ?

Bien qu’évidentes, il paraît important de rappeler les raisons pour lesquelles vous voudriez constituer et emporter une trousse de secours : avoir le matériel adéquat pour pouvoir agir et traiter les éventuelles blessures en cas d’accident. Partant de cela, les questions suivantes se posent avant constituer son kit de premiers secours :

  • A quels types d’accidents suis-je susceptible d’être confronté ?
  • Quelles sont les blessures qui en découlent ?
  • Quel est le matériel adéquat ?

Commençons par les deux premières questions. La plupart des accidents auxquels vous serez confronté dépendront de 2 choses :

  • Qui êtes-vous ?
  • Que faites-vous ?

En effet, vos activités définiront les risques principaux auxquels vous êtes exposés. En tant que conducteur par exemple, préparez-vous à être confronté à ou victime d’un accident de la circulation. Si vous êtes coach sportif, alors les claquages et les entorses sont à considérer. Vous êtes cuisinier ? Les risques de brûlure sont plus élevés que la moyenne. Quelle que soit votre activité, autant professionnelle que récréative, vous devez être conscient des risques auxquels vous êtes exposés et il est primordial de les gérer. L’une des méthodes que nous préconisons est de les lister conjointement aux types de blessures pouvant en résulter, du plus grave au moins grave et du plus probable au moins probable. 

Une fois cette première étape accomplie, il faut déterminer le matériel adéquat pour répondre à ces risques. Il n’est évidemment pas possible de prévoir et de transporter, en tout temps, le matériel nécessaire pour parer à chacun d’entre eux. Tout bon alpiniste aura, par exemple, de quoi faire face à une avalanche, mais peu d’entre eux possèdent le matériel pour traiter une fracture due à une chute. Il est donc nécessaire de vous concentrer sur les risques/accidents les plus graves autant que sur les plus probables. En fonction de la taille de votre trousse de secours, vous déciderez d’inclure l’équipement essentiel pour parer, en priorité, au risque le plus grave ainsi qu’au plus probable. Vous constituerez votre kit en suivant les listes établies précédemment, n’omettant ainsi pas les blessures fréquentes sous prétexte de leur faible gravité.

Vous l’aurez compris, la formule miracle n’existe pas. Votre trousse de secours doit être personnalisée en fonction vos besoins. Cependant, nous avons identifié certains basiques que nous jugeons les plus importants, car ils permettent de répondre à la plupart des risques auxquels le citoyen lambda peut se retrouver confronté. Notez que du matériel que vous ne savez pas utiliser ne vous sert à rien. N’hésitez donc pas à vous former et à vous entraîner régulièrement !

Voici le matériel de base que nous recommandons :

  1. Trousse de secours : doit être pratique, facilement transportable et organisable.
  2. Garrot : primordial, car il peut permettre de sauver une vie en cas de blessure ouverte grave et/ou de saignements abondants. Une multitude de garrots sont disponibles sur le marché, ce qui importe est d’avoir du matériel de qualité et de s’entrainer à l’utiliser. Nous vous recommandons le CAT ou le RATS.
  3. Pansement compressif : utile pour les blessures ouvertes ne nécessitant pas de garrot ou lorsqu’un garrot ne peut être utilisé (e.g. pour les blessures à la tête ou au torse). Un pansement compressif permet de limiter les saignements efficacement et de protéger les plaies. Nous vous recommandons les pansements israéliens (compactes, efficaces, très simples d’utilisation). Les PPI de l’Armée Suisse sont également une très bonne option, mais malheureusement non disponibles sur le marché.
  4. Gants : pour vous protéger en cas d’AES (Accident d’Exposition au Sang) lorsque vous intervenez sur autrui.
  5. Bande de gaze : permet de bourrer une plaie ou peut être utilisée pour faire un bandage.
  6. Couverture de survie : quelle que soit la température extérieure, un blessé en état de choc et ayant perdu du sang risque l’hypothermie. Une perte de 1° de température corporelle équivaut à une perte de 10% de capacité de coagulation.
  7. Eléments de bobologie : pansements, désinfectant, crème contre les inflammations, médicaments que vous seriez susceptible de prendre, crème solaire… Ces accessoires ne sont pas indispensables mais sont destinés aux accidents fréquents mais à faible gravité. Notez que les médicaments sont pour votre usage propre et que vous n’avez légalement pas le droit de les administrer à autrui. Cela au même titre que les désinfectants, car ils présentent des risques de réaction allergique.
  8. Autres accessoires essentiels :
    • Couteau multifonction : avec tire-bouchon !
    • Lampe de poche : pour voir et être vu

Cette liste n’est pas exhaustive. Utilisez-la comme base pour votre trousse de secours et complétez-la en fonction de son utilisation ainsi que de votre activité. Vous ne constituerez pas votre trousse de la même manière qu’elle soit destinée à votre voiture, votre sac de tous les jours ou votre sac de montagne.

Un dernier élément à prendre en compte est l’emplacement de votre trousse de secours. Celui-ci doit être connu, constant et facile d’accès même en situation d’urgence. Sous la roue de secours dans le coffre de votre voiture n’est, par exemple, pas une solution. Préférez un emplacement directement accessible depuis le siège conducteur comme votre portière.

Comme expliqué dans la section « Que pouvez-vous faire en amont ? » de notre article sur le primo-intervenant, la préparation mentale est un élément clé pour augmenter votre efficacité le jour où vous serez confronté à une situation critique. La préparation structurée et réfléchie de votre kit de premiers secours, ainsi que l’apprentissage des compétences nécessaires à sa bonne utilisation font parties des étapes essentielles qui rendront votre efficacité optimale le jour où vous en aurez réellement besoin. Cependant, cela requiert un peu de temps et de la pratique. Notre stage « primo-intervenant » est un très bon premier pas dans cette direction, n’hésitez donc pas à consulter notre agenda et à vous inscrire au prochain stage ! Nous restons également à votre disposition si vous souhaitez avoir des conseils plus précis et personnalisés. N’hésitez donc pas à nous contacter!

%d blogueurs aiment cette page :