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Situation de crise et primo-intervenant

Notre quotidien est jonché d’imprévus qui peuvent parfois déboucher sur une situation de crise. Accident de la circulation, accident domestique ou agression, ce type d’évènements peut se terminer au poste de police ou même à l’hôpital. Dans le climat de tension actuel, la préparation et la réponse à ces situations de crise se voient fortement compliquées pour les citoyens impliqués autant que pour les services de secours. Malgré ces difficultés, il est possible de simplifier l’intervention des secours grâce à un minimum de préparation.

Vous avez sûrement déjà été exposé à une situation de crise : accident domestique pour le plus courant, accident de travail, de voiture, agression, menace, arrêt cardiaque… Il n’existe aucune recette miracle, car aucun cas n’est identique et ne peut donc être traité de la même manière. Cependant, des schémas existent et permettent de guider au mieux la résolution des différents types de crises. Tous ces schémas impliquent la contribution d’un primo-intervenant. Primo vient du latin et signifie « d’abord », « premièrement ».  Le primo-intervenant est donc la personne qui intervient en premier lors d’un processus quelconque.

La grande majorité des crises graves se gère de manière systématique par une intervention externe professionnelle. Cependant, contrairement aux idées reçues, le primo-intervenant n’est que très rarement directement un membre de la police, des pompiers ou du corps ambulancier. Le primo-intervenant c’est très souvent vous. Dans la quasi-totalité des cas, le citoyen lambda se trouve être le premier maillon de la chaîne de secours, car il est le premier impliqué dans ces situations. Malgré un déclenchement rapide des secours, chaque seconde compte et des gestes simples peuvent sauver des vies. Il faut savoir que le délai d’intervention moyen des secours en Suisse est d’environ 12 minutes, mais peut parfois être bien plus long.

Schémas de gestion de crise

De manière générale, plusieurs étapes se dessinent lors de la gestion d’une crise :

  1. L’analyse du problème
  2. Les mesures d’urgences
  3. L’attente et la transmission au secours
  4. Le débriefing

Nous avons presque tous suivi des cours de premiers secours au passage du permis de conduire. Nous y avons appris l’acronyme ORA : Observer, Réfléchir et Agir.
Gardez en tête que vous devez rapidement préparer votre plan d’action et que, si possible, vous devez utiliser toute l’aide dont vous disposez sur place.

Chacune des mesures que vous prendrez sera faite sous la pression du temps. Si vous vous trouvez seul, procédez étape par étape. Pensez à toujours assurer votre sécurité avant même d’alarmer les secours.  La priorité est de vous protéger avant toute intervention (danger de la route par exemple), car vous ne devez pas vous-même devenir une victime. Mettez des gants si vous en avez afin de vous protéger d’un éventuel AES (accident d’exposition au sang). Une fois l’alarme lancée, passez à l’action et préparez l’arrivée des secours. Sollicitez les personnes autour de vous afin d’augmenter votre efficacité.

Si la situation le permet et si vous en avez les compétences, vous pouvez commencer à appliquer les premiers secours aux blessés. Dans le même temps, interpellez d’autres passants et n’hésitez pas à leur donner des instructions. Des tâches simples, telles que diriger l’arrivée des secours sur les lieux de l’accident, peuvent s’avérer non seulement très utiles mais permettent aussi de les occuper afin qu’ils ne gênent pas votre travail. Missionnez quelqu’un pour réunir les témoins et récolter leur identité et numéro de téléphone avant qu’ils ne quittent les lieux.

Quand les premières mesures sont en route et les secours informés, observez la situation et analysez ce qui peut être amélioré. Le but est de simplifier au maximum l’arrivée des secours et leur intervention. Vous pouvez maintenant prendre une grande bouffée d’air, car le plus dur est fait.

Dès l’arrivée des secours sur place, le primo-intervenant va devoir transmettre un maximum d’informations pertinentes, de la manière la plus claire et concise possible. Les informations minimales à transmettre aux secours sont :

  • Qui
  • Quoi
  • Quand
  • Combien

La plupart du temps, les intervenants professionnels vous mettront à contribution afin de continuer à les aider.

Une fois la situation sous contrôle, un débriefing avec les autres intervenants, professionnels ou non, est souhaitable. Cela permettra tout d’abord de faire redescendre la pression mais aussi d’améliorer votre approche pour la gestion de crises futures. Rappelez-vous qu’il ne vous sera jamais reproché d’avoir pris une mauvaise décision, dès lors que vous avez agi dans l’intérêt de la victime. Gardez cependant à l’esprit que vous n’avez légalement pas le droit de donner de médicament au blessé ou d’effectuer une opération invasive (e.g. trachéotomie ou injection) si vous n’êtes pas un professionnel de la santé.

Que pouvez-vous faire en amont ?

Que pouvez-vous faire en amont afin de prendre la meilleure décision ? C’est à vous de vous demander quelles sont vos connaissances actuelles et sur quel type de situation vous seriez prêt à intervenir. Mais que signifie « être prêt » pour vous : avoir une trousse de secours dans votre voiture, être capable de l’utiliser correctement, être capable de vous défendre, connaître vos compétences et vos faiblesses ?

Dans tous les cas, ces réflexions vous amèneront sur la première et la plus important des étapes : la préparation mentale. En effet, commencer par imaginer sur quel type de situation critique vous pourriez être amené à intervenir sera le début de votre préparation à une gestion de crise.

De plus, la pratique régulière d’un certain nombre d’activités peut significativement contribuer à votre préparation globale :

  • Cours samaritain ou BLS
  • Cours de self défense
  • Cours de conduite sur neige
  • Cours de tir
  • Pratique régulière du sport
  • Cours avec les sapeurs-pompiers

Pensez-vous à d’autres activités ?

On ne peut jamais être totalement préparé à la réalité du terrain. Cependant, le fait d’imaginer et de se préparer à un maximum de situations différentes vous permettra de limiter l’effet de stupeur au moment même de la crise ainsi que d’augmenter considérablement votre réactivité et votre efficacité. Cette préparation vous permettra de gérer la crise en réfléchissant le moins possible à l’élaboration de votre plan d’action.

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